(c)  Hélène Verdier

Moby Dick, une obsession, 2012

d'après Herman Melville

Moby Dick, une obsession est moins une adaptation qu’une variation autour du chef-d'oeuvre de Melville. Un texte comme un écho à l’œuvre d’origine, un texte qui prend sa source dans le roman mais qui s’en éloigne en n’en respectant pas la chronologie, en s’affranchissant des péripéties et du naturalisme.

La baleine blanche, Achab ne sont plus que des souvenirs. C’est ainsi que poursuivants et poursuivis fuient un océan sans bord et qu’Elie et Ismaël rejouent indéfiniment des bribes de leurs vies passées. Mais leur mémoire est incertaine, incomplète, fragmentée et leur récit immanquablement sinueux et contradictoire.

L’expérience extrême qu’ils vivent – ou ont vécue – altèrent, en effet, leur degré de conscience et leur donne parfois l’impression que ce qu’ils nomment souvenir est de l’ordre du rêve. Et ce ne sont pas tant les rêves que les tableaux erronés de la réalité qui sont trompeurs. Un souvenir (réel ou rêvé donc) représente un besoin et une impulsion intérieurs. Contrarié ici, il attaque là. Alors, le présent, le passé et le futur se juxtaposent sans qu’ils soient certains de parvenir à se souvenir de tout, ni que ce dont ils se souviennent soit vrai.

" L’avenir passe devant moi, mais c’est une forme vide, un squelette. Et tout le passé s’efface aussi ! Mais elle je la vois. Elle est là ! Moby Dick ! Au troisième jour de chasse, à bâbord, la baleine blanche a soufflé, une bosse dans le ciel comme une colline enneigée."

Un projet conçu par Aude Léger, Pascal et Vincent Reverte

Mise en scène : Aude Léger

Scénographie et interprétation : Vincent et Pascal Reverte

Lumières et réalisation des décors : Sébastien Coppin

Création sonore : Pierre Troël

Régie plateau : Camille Henry

Avec la participation amicale d’André Vindot.

Coproduction : La Manekine, Scène intermédiaire régionale, Communauté de Communes des Pays d’Oise et d’Halatte (60).

 

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